Canadian Master Narratives: Critical Perspectives

Sherry Simon

Sherry Simon is professor of Literature, Cultural History, and Translation Studies in the French Department at Concordia University (Montreal, Canada). Her research interests include the literature and cultural history of Quebec, translation, and multilingual cities such as Montreal, Trieste, Barcelona, Kolkata, and the cities of the Austro-Hungarian Empire (Czernowitz, Lviv). Publications (choice): Translating Montreal (2006); Traverser Montréal: Une histoire culturelle par la traduction (Fides 2008, prix Mavis-Gallant and Gabrielle-Roy, finalist prix du Canada); Villes en traduction (PUM 2013, finalist prix du Canada) and recently Translation Sites: A Field Guide (2019) – an exploration of hotels, markets, museums, checkpoints, gardens, and bridges as spaces whose meanings are shaped by a clash of histories. She has (co)directed several volumes, among them Translation Effects: The Shaping of Modern Canadian Culture (with K. Mezei and L. von Flotow, 2014) and Speaking Memory: How Translation Shapes City Life (2016). She is a fellow of the Royal Society of Canada and a member of the Académie des lettres du Québec. She is a Killam laureate and recipient of the prix André-Laurendeau en sciences humaines of the Association francophone pour le savoir (Acfas). She studied at Brandeis University in Massachusetts (B.A., 1969), at the École des hautes études en sciences sociales in Paris (under the supervision of Roland Barthes, M.A., 1971), and at the University of Montreal, where she obtained a Ph.D. in Comparative Literature (1979).

Sherry Simon est professeure au Département d’études françaises de l’Université Concordia (Montréal, Québec). Ses recherches portent sur la littérature et l’histoire culturelle du Québec, sur la traduction et sur les villes multilingues, notamment Montréal, Trieste, Barcelone, Kolkata et les villes de l’empire Habsbourg (Czernowitz, Lviv). Parmi ses publications : Traverser Montréal : Une histoire culturelle par la traduction (Fides 2008, prix Mavis-Gallant et Gabrielle-Roy, finaliste prix du Canada) et Villes en traduction (PUM 2013, finaliste prix du Canada) et plus récemment Translation Sites : A Field Guide (2019) – une exploration d’hôtels, de marchés, de musées, de postes de contrôle, de jardins et de ponts comme espaces dont la signification a été formée par la confrontation d’histoires. Elle a dirigé ou codirigé la rédaction de plusieurs volumes, parmi eux Translation Effects : The Shaping of Modern Canadian Culture (avec K. Mezei et L. von Flotow, 2014) et Speaking Memory : How Translation Shapes City Life (2016). Elle est membre de la Société royale du Canada et de l’Académie des lettres du Québec. Elle est lauréate d’une bourse Killam et récipiendaire du prix André-Laurendeau en sciences humaines de l’Association francophone pour le savoir (Acfas). Elle a étudié à l’Université Brandeis du Massachusetts (B.A., 1969), à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris, sous la direction de Roland Barthes (maîtrise, 1971) et à l’Université de Montréal, où elle a obtenu un doctorat en littérature comparée (1979).

Master Class / Classe de maître
Difficult Diversities: Notes on Cities and Language in Canada

How have conceptions of diversity evolved in Canada, as they move from reliance on policies of bilingualism and multiculturalism to challenges from constituencies grounded in race, gender, indigeneity, class? This talk will present a series of scenes, examining each for the different light they shed on this notion. Beginning with a visit to Mile End in Montreal, a neighbourhood that was once one of the most cosmopolitan in Montreal, this talk will examine the notion of diversity as it affects the images of cities on the one hand and language on the other. Ideas and practices of translation will be the filters through which these questions will be examined, from Xavier Dolan’s subtitles for his film Mommy, to the recent addition of indigenous languages in the National Gallery of Ottawa, and patterns of translation across the city of Montreal. What enables language diversity to become the basis of a common conversation? All of Canada’s large cities are translational, but Montreal offers a particularly intense version of a translational city – its gains and losses, its differing cultural objectives, its unsettling effects. Its sidewalks are today alive with the languages of migration and globalization. But many of these languages have only limited engagement with the city. It is the patterns of translation which will tell which languages and which communities count.

Difficiles diversités: questions de langue

Comment les conceptions de la diversité ont-elles évolué au Canada, depuis les politiques de bilinguisme et multiculturalisme jusqu’aux reconceptualisations qui découlent plutôt de race, de genre, des Premières nations, de classe ? Sans vouloir présenter une solution globale, cette présentation proposera une série d’études de cas qui chacune illuminera la question différemment. À partir d’une visite dans le quartier Mile End de Montréal, quartier qui, dans le temps, fut un des quartiers les plus cosmopolites de Montréal, nous examinerons les images de villes et de langue, particulièrement à partir de la pratique de la traduction. De quelle manière la diversité des langues dans la ville donne-t-elle lieu à une conversation entre communautés ? La traduction servira de fil conducteur à cette discussion, depuis les sous-titres de Xavier Dolan (Mommy) à la présence de langues des Premières nations au Musée des beaux-arts du Canada, aux trottoirs de villes canadiennes, où résonnent les langues de la migration et de la mondialisation.

Canadian History in a Transcultural Perspective

Ursula Lehmkuhl

Ursula Lehmkuhl is professor of International History at the University of Trier. Her research interests include colonial, migration and environmental history, and the history of international relations with a focus on the Atlantic and Pacific region. She has been the President of the Association of Canadian Studies in German-speaking Countries (GKS) from 2013-2015. She is the director of the German-Canadian International Research Training “Diversity: Mediating Difference in Transcultural Spaces” (Trier/Montreal/Saarbrücken) and the “Nordamerika-Briefsammlung”, a collection of German immigrant letters written during the 19th and 20th century, hosted by the Research Library Gotha. Among her more recent publications are three edited books: Translating Diversity: Concepts, Practices, and Politics (co-edited with L. Schowalter 2019); Länderbericht Kanada (published with the Bundeszentrale für Politische Bildung 2018); and Spaces of Difference: Conflicts and Cohabitation (co-edited with H.-J. Lüsebrink and L. McFalls, 2016). Her current book project is a conceptual history of the transatlantic discourse about equality and difference which will be published in German with the title: Das Dilemma der Gleichheit: Die Konstruktion und Repräsentation von ‚Vielfalt‘ und ‚Differenz‘ im euro-atlantischen Raum des 19. und 20. Jahrhunderts.

Ursula Lehmkuhl est professeur d'histoire internationale à l'Université de Trèves. Ses intérêts de recherche comprennent l'histoire coloniale, l'histoire des migrations et de l'environnement, ainsi que l'histoire des relations internationales, en particulier dans la région de l'Atlantique et du Pacifique. Elle a été présidente de l'Association d'études canadiennes dans les pays de langue allemande (GKS) de 2013 à 2015. Elle est directrice de la formation canadienne-allemande en recherche internationale « Diversité: Mediating Difference in Transcultural Spaces » (Trèves/Montréal/Sarrebruck) et de la « Nordamerika-Briefsammlung », une collection de lettres d'immigrants allemands écrites aux 19e et 20e siècles, archivée par la Bibliothèque de recherche de Gotha. Parmi ses publications les plus récentes figurent notamment Translating Diversity : Concepts, Practices, and Politics (coédité avec L. Schowalter, 2019), Länderbericht Kanada (publié avec la Bundeszentrale für Politische Bildung, 2018) et Spaces of Difference : Conflicts and Cohabitation (coédité avec H.-J. Lüsebrink et L. McFalls, 2016). En ce moment, elle prépare une histoire conceptuelle du discours transatlantique sur l'égalité et la différence, qui sera publiée en allemand sous le titre : Das Dilemma der Gleichheit : Die Konstruktion und Repräsentation von 'Vielfalt' und 'Differenz' im euro-atlantischen Raum des 19. und 20. Jahrhunderts.

Master class / Classe de maître
Canadian History in a Transcultural Perspective

This lecture class will discuss the development of Canadian history focusing on the many interlaced processes of colonization and the experiences of difference and diversity that have shaped Canada’s past and present. The lecture covers the early period of settler colonialism; the state-building processes since the foundation of Canada in 1867; Canada’s national policy including immigration and the settlement of the West; Canada’s cultural identity policies in the 1950s and 1960s; the post-national interval of Canadian multiculturalism and diversity politics of the 1970s and 1980s, and the current situation of Indigenous renaissance and Canada’s effort to de-colonize Canadian politics, society, and culture.

L'histoire du Canada dans une perspective transculturelle

Ce cours portera sur le développement de l'histoire du Canada en mettant l'accent sur les nombreux processus entrelacés de la colonisation et sur les expériences de différence et de diversité qui ont façonné le passé et le présent du Canada. Seront présentés les débuts du colonialisme ; les processus d'édification de l'État depuis la fondation du Canada en 1867 ; la politique nationale du Canada, y compris l'immigration et l'établissement des colons dans l'Ouest ; les politiques canadiennes en matière d'identité culturelle dans les années 1950 et 1960 ; la période post-nationale du multiculturalisme canadien et de la politique de diversité dans les années 1970 et 1980 ; la renaissance autochtone actuelle et les efforts du Canada pour décoloniser la politique canadienne, la société et la culture.

Case Study / Étude de cas
The Red River Métis: History and Renaissance of an Indigenous people 

A specific element of Canada’s transcultural history is the experience of Métissage. We will explore the history of fur trade and the ethnogenesis of the Red River Métis during the 19th century and discuss the efforts especially of the Manitoba Metis Federation to regain power over the history of the Metis during the 1970s and 1980s leading to the landmark decision of Canada’s Supreme Court in 2013 and the signing of self-government agreements with several Métis Nations in 2019. 

Les Métis de la rivière Rouge : histoire et renaissance d'un peuple autochtone

Un élément particulier de l'histoire transculturelle du Canada est l'expérience du métissage. Nous explorerons l'histoire du commerce des fourrures et l'ethnogenèse des Métis de la rivière Rouge au 19e siècle et discuterons les efforts déployés, en particulier par la Fédération des Métis du Manitoba, pour reprendre le pouvoir sur l'histoire des Métis au cours des années 1970 et 1980 jusqu'à la décision historique de la Cour suprême du Canada en 2013 et la signature des ententes d'autonomie gouvernementale avec plusieurs nations Métis en 2019. 

 

 

Beyond "Understanding Canada"

Doris G. Eibl

Doris G. Eibl is assistant professor of French and Francophone Literature and Culture at the Department of Romance Languages and Literatures at the University of Innsbruck, Austria. She has been working in Canadian Studies for more than 25 years, heading the Women and Gender Studies Section of the Association for Canadian Studies in German-speaking Countries from 2001 to 2007 and co-editing the Zeitschrift für Kanada-Studien since 2011. Her doctoral thesis focused on the novels of the Quebec writer Suzanne Jacob (Romaneske Un-Heimlichkeiten im Spannungsfeld von Postmoderne und écriture au féminin, 1999), while she also published numerous articles on French-Canadian writers such as Nicole Brossard, Ying Chen and Régine Robin, contributed to the Metzler Kanadische Literaturgeschichte edited by Konrad Gross, Wolfgang Klooß and Reingard M. Nischik and coedited the books Selbst und Andere/s – Self and Other – Soi-même et l'autre. Von Begegnungen und Grenzziehungen (with Christina Strobel, 1998) and Spaces of Difference in Canadian Women's Fiction. Espaces de difference dans la littérature canadienne au feminin (with Caroline Rosenthal, 2011). She presently collaborates in the interdisciplinary research platforms "Geschlechterforschung: Identitäten – Diskurse – Transformationen" and “Kulturelle Begegnungen – Kulturelle Konflikte” and works on a book project dedicated to women writers and painters who were close to the Surrealist movement.

Doris G. Eibl est professeure adjointe de littérature et culture françaises et francophones au Département des langues et littératures romanes de l'Université d'Innsbruck, en Autriche. Elle travaille dans le domaine des études canadiennes depuis plus de 25 ans, ayant dirigé la section des études sur les femmes et le genre de l'Association d'études canadiennes dans les pays germanophones de 2001 à 2007. Depuis 2011, elle est codirectrice de la Zeitschrift für Kanada-Studien. Sa thèse de doctorat portait sur les romans de l'écrivaine québécoise Suzanne Jacob (Romaneske Un-Heimlichkeiten im Spannungsfeld von Postmoderne und écriture au féminin, 1999). Elle a également publié de nombreux articles sur des auteures québécoises dont Nicole Brossard, Ying Chen et Régine Robin, contribué à la Metzler Kanadische Literaturgeschichte publiée par Konrad Gross, Wolfgang Klooß et Reingard M. Nischik et codirigé les livres Selbst und Andere/s – Self and Other – Soi-même et l'autre. Von Begegnungen und Grenzziehungen (avec Christina Strobel, 1998) et Spaces of Difference in Canadian Women's Fiction. Espaces de différence dans la littéraure canadienne au féminin (avec Caroline Rosenthal, 2011). Elle collabore actuellement aux plates-formes de recherche interdisciplinaires « Geschlechterforschung : Identitäten – Diskurse – Transformationen » et « Kulturelle Begegnungen – Kulturelle Konflikte » et travaille sur un projet de livre dédié aux femmes écrivains et peintres proches du mouvement surréaliste.

Beyond "Understanding Canada"

Alexandra Ganser

Alexandra Ganser is professor for American literary and cultural studies and co-director of the Centre for Canadian Studies (ZKS) at the University of Vienna. She was Christoph-Daniel-Ebeling Fellow at the American Antiquarian Society and is a Fulbright alumna. Her current research interests include mobility studies (as Director of the interdisciplinary research platform “Mobile Cultures and Societies”) and transoceanic North American studies. Book publications include Roads of Her Own: Gendered Space and Mobility in American Women’s Road Narratives, 1970-2000 (2009), Pirates, Drifters, Fugitives: Figures of Mobility in American Culture and Beyond (ed. with Heike Paul and Katharina Gerund, 2012) and Transgressive Television: Politics, Crime, and Citizenship in 21st-Century American TV Series (ed. with Birgit Däwes and Nicole Poppenhagen, 2015). Crisis and Discourses of (Il)Legitimacy in Transatlantic Narratives of Piracy, 1678-1865 will be published with Palgrave Macmillan in 2020. With Meg Samuelson and Charne Lavery, she co-edits the book series “Maritime Literatures and Cultures” with Palgrave Macmillan. She has also published on Aritha van Herk’s writing and on US-Canada border culture. 

Alexandra Ganser est professeure de littérature et d’études culturelles américaines et directrice du Centre d’études canadiennes (ZKS) de l’Université de Vienne. Elle a été bénéficiaire de la bourse Christoph-Daniel-Ebeling à l’American Antiquarian Society et est une ancienne de Fulbright. Elle s’intéresse actuellement aux études sur la mobilité (elle est directrice de la plateforme de recherche interdisciplinaire « Mobile Cultures and Societies ») et aux études transocéaniques américaines. Ses publications comprennent Roads of Her Own : Gendered Space and Mobility in American Women’s Road Narratives, 1970-2000 (2009), Pirates, Drifters, Fugitives : Figures of Mobility in American Culture and Beyond (édité en collaboration avec Heike Paul et Katharina Gerund, 2012) et Transgressive Television : Politics, Crime, and Citizenship in 21st-Century American TV Series (édité en collaboration avec Birgit Däwes et Nicole Poppenhagen, 2015). Crisis and Discourses of (Il)Legitimacy in Transatlantic Narratives of Piracy, 1678-1865 sera publié aux éditions Palgrave Macmillan en 2020. Avec Meg Samuelson et Charne Lavery, elle coédite, aux éditions Palgrave Macmillan, la collection « Maritime Literatures and Cultures ». Elle a également publié des textes sur l’écriture d’Aritha van Herk et sur la culture à la frontière canado-américaine.

 

 

Beyond "Understanding Canada"

Ursula Mathis-Moser

Ursula Mathis-Moser is professor emerita at the Department of Romance Languages and Literatures of the University of Innsbruck (Austria) and Director of the Innsbruck Canadian Studies Centre (1997-). She is the founder of the archives “Text and Music Studies” and of the research platform “Cultures in Contact” and has been in charge of them for many years. 

Her 280 publications reflect her research interests: French and francophone literatures, transculturality, migrant literatures, Quebec literature, postcolonial theory, intermediality. Distinctions (choice): Governor General’s International Award in Canadian Studies (2019), Officier de l’Ordre national du Mérite (2014), Ordre des francophones d’Amérique (2012), Prix Jean-Éthier Blais (2004). Publications (choice): Writing Beyond the End Times? The Literatures of Canada and Quebec (with M. Carrière, 2017); Die Krise schreiben. Vier kanadische Feministinnen nehmen Stellung (2016); Passages et ancrages en France. Dictionnaire des écrivains migrants de langue française (1981-2011) (with B. Mertz-Baumgartner, 2012); Acadians and Cajuns. The Politics and Culture of French Minorities in North America (2009); Dany Laferrière: La dérive américaine (2003). Ursula Mathis-Moser also contributed several book chapters to two seminal literary histories of Canada, published in German and English by Metzler in 2005 and Camden House in 2008. She translated into German texts by Aritha van Herk, Louise Dupré, and Nicole Brossard and was a visiting professor to various Canadian universities, among them the University of Montreal (2002) and the University of Alberta (2008). 

Ursula Mathis-Moser est professeure émérite au Département de langues et littératures romanes de l’Université d’Innsbruck (Autriche) et directrice du Centre d’études canadiennes d’Innsbruck (1997-). Elle a fondé et dirigé, pendant de longues années, les archives « Texte et musique » et la plateforme de recherche « Cultures en contact ». Ses 280 publications reflètent ses intérêts de recherche : littératures française et francophones, transculturalité, littératures de la migration, littérature québécoise, théories postcoloniales, intermédialité. Distinctions (choix) : Prix international du Gouverneur général en études canadiennes (2019), Officier de l’Ordre national du Mérite (2014), Ordre des francophones d’Amérique (2012), Prix Jean-Éthier Blais (2004). Publications (choix) : Écrire au-delà de la fin des temps ? Les littératures au Canada et au Québec (avec M. Carrière, 2017) ; Die Krise schreiben. Vier kanadische Feministinnen nehmen Stellung (2016) ; Passages et ancrages en France. Dictionnaire des écrivains migrants de langue française (1981-2011) (avec B. Mertz-Baumgartner, 2012) ; Acadiens et Cajuns. Politique et culture de minorités francophones en Amérique du Nord (2009) ; Dany Laferrière: La dérive américaine (2003). Ursula Mathis-Moser a contribué plusieurs chapitres à deux histoires littéraires du Canada élémentaires, publiées en allemand et en anglais chez Metzler (2005) et Camden House (2008). Elle a traduit en allemand des textes écrits par Aritha van Herk, Louise Dupré et Nicole Brossard, et a été professeure invitée dans plusieurs universités canadiennes comme l’Université de l‘Alberta (2008) et l’Université de Montréal (2002). 

Beyond "Understanding Canada"

Master Class / Classe de maître
Beyond "Understanding Canada": Futures of Canadian Literary and Cultural Studies

This master class pursues a twofold aim: On the one hand, it presents the history and significance of Canadian Studies in its institutional and academic development, and on the other, it seeks to critically delineate the future potential of this field of research. While the Canadian government's long-term funding program "Understanding Canada" officially supported Canadian Studies and in doing so shaped the external perception of the country, its elimination by the Harper government in 2012 forced scholars, writers and students alike to go "Beyond Understanding Canada" (Tanti/Haynes/Coleman/York 2017). This “beyond” implies transnational and transdisciplinary scholarship, refuting truisms and dichotomies and allowing for external as well as internal perspectives, as is demonstrated by the program of this “European” summer school.

Au-delà de "Comprendre le Canada" : les avenirS des études littéraires et culturelles canadiennes

Cette classe de maître poursuit un double objectif : d'une part, elle présente l'histoire et la signification des études canadiennes dans leur développement institutionnel et académique, d'autre part, elle cherche à définir de manière critique le potentiel futur de ce domaine de recherche. Alors que, pendant longtemps, le programme « Comprendre le Canada » du gouvernement canadien soutenait officiellement les études canadiennes et, ce faisant, façonnait la perception extérieure du pays, sa suppression par le gouvernement Harper en 2012 a contraint les universitaires, les écrivains et les étudiants à aller « Au-delà de Comprendre le Canada » (Tanti/Haynes/Coleman/York 2017). Cet « au-delà » implique des études transnationales et transdisciplinaires, réfutant les truismes et les dichotomies binaristiques et permettant un regard à la fois extérieur et intérieur, comme le démontre le programme de cette université d'été « européenne ».

Reading and Q&A

Photo credit Rawi Hage

Madeleine Thien

Madeleine Thien is the author of four books, most recently the novel Do Not Say We Have Nothing, which won the Giller Prize and the Governor-General’s Literary Award for Fiction. Her books have been shortlisted for the Booker Prize, The Women’s Prize for Fiction and The Folio Prize, and translated into more than 25 languages. She teaches literature and writing at the City University of New York.

Madeleine Thien est l’auteure de quatre livres, dont le plus récent est le roman Do Not Say We Have Nothing qui a remporté le Scotiabank Giller Prize ainsi que le prix du Gouverneur général dans la catégorie fiction. Les livres de Madeleine Thien ont été sélectionnés pour le Booker Prize, le Women’s Prize for Fiction et le Folio Prize et ils ont été traduits en plus de vingt-cinq langues. Elle enseigne la littérature et l’écriture à City University of New York.

Indigenous Encounters

Tracy Bear

Dr. Tracy Bear is a Nehiyaw’iskwew (Cree woman) from Montreal Lake First Nations and the new Director for the McMaster Indigenous Research Institute (MIRI) and Assistant Professor for the Faculty of Social Sciences. Prior to her 2021 move to McMaster, she was the Academic Lead and Professor of a hugely successful MOOC (massive open online course) called ‘Indigenous Canada’ which continues to grow with 3,000 new learners every week. Tracy continues to collaborate with Canadian celebrity, Dan Levy, and her University of Alberta team to facilitate a live question and answer period on YouTube to discuss Indigenous history and contemporary social issues. ‘Indigenous Canada’ currently has over 370,000 students with a growth of 3,000 learners every week. Tracy also co-produces a popular storytelling and performance-based show called ‘Tipi Confessions’, which also includes a research-creation laboratory series. Since 2010, Tracy has been volunteering and teaching in prisons, and in 2018, with a team of Unruly Women, she began a project called ‘Indigenous Women & Youth Resiliency Project’ that supports a ‘pipeline from prison to post-secondary’ for incarcerated and formerly incarcerated Indigenous women. Tracy’s intersectional research includes social justice, prison abolition, body sovereignty, sexuality and gender, and contemporary Indigenous art & politics. Her favourite quote is borrowed from Theodore Roosevelt, “... If I fail, at least I fail while daring greatly, so that my place shall never be with those cold and timid souls who neither know victory nor defeat.”

Dr Tracy Bear est une Nehiyaw’iskwew (femme crie) de la Première nation de Montreal Lake et la nouvelle directrice de l’Institut de recherche indigène de l’Université McMaster (MIRI) ainsi que professeure adjointe à la Faculté de sciences sociales de la même université. Avant son entrée à McMaster en 2021, elle a été la responsable académique et professeure du cours en ligne Massive Open Online (MOOC) intitulé ‘Indigenous Canada’, un cours extrêmement populaire qui continue de croître avec 3 000 nouvelles inscriptions par semaine. Tracy poursuit sa collaboration avec la célébrité canadienne Dan Levy et son équipe de l’Université de l’Alberta afin de faciliter une période de questions et réponses en direct sur YouTube, dans le but de discuter de l’histoire indigène et d’enjeux sociaux contemporains. ‘Indigenous Canada’ compte actuellement plus de 370 000 apprenants avec une croissance de 3 000 apprenants par semaine. Tracy est également coproductrice d’un spectacle populaire de narration et de performance appelé ‘Tipi Confessions’, comprenant aussi une série laboratoire de recherche-création. Depuis 2010, elle fait du bénévolat et enseigne dans les prisons, et elle a lancé, en 2018, avec une équipe de ‘Unruly Women’, le projet ‘Indigenous Women & Youth Resiliency’ qui offre aux femmes autochtones (ex‑)incarcérées un ‘pipeline menant de la prison au postsecondaire’. Ses domaines de recherche intersectionnels comprennent la justice sociale, l’abolition des prisons, la souveraineté corporelle, les études de genre et de sexualité et l’art et les politiques indigènes contemporains. Sa citation préférée est empruntée à Theodore Roosevelt, « … Si j’échoue, au moins j’échoue en osant de grandes choses, de sorte que ma place ne soit jamais celle de ces âmes froides et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite. »

Master Class / Classe de maître
Introduction to the Indigenous Peoples of Turtle Island (Canada)

This course explores Indigenous histories and issues Indigenous peoples in Canada are facing today, and it does so from an Indigenous, historical, and critical perspective highlighting national and local Indigenous-settler relations. Topics covered include the fur trade and other exchange relationships, land claims and environmental impacts, residential schools and the 1960s scoop, political conflicts and alliances, Indigenous political activism, and contemporary Indigenous life, art, and its expressions.

Introduction aux peuples autochtones de Turtle Island (Canada)

Ce cours explore – dans une perspective indigène, historique et critique – les histoires autochtones ainsi que les questions actuelles auxquelles les peuples autochtones du Canada se voient confrontés, mettant en évidence les relations entre autochtones et colons à un niveau national et local. Nous aborderons les sujets suivants : le commerce des fourrures et autres relations d’échange ; revendications territoriales et impacts environnementaux ; écoles résidentielles et le ‹ scoop › des années 1960, conflits et alliances politiques, activisme politique indigène, et la vie autochtone de nos jours, l’art et ses expressions.

Case Study / Étude de cas
Contemporary Indigenous Art: Resistance & the Decolonial Encounter

This course is a brief introduction to the dynamic visual art production of contemporary Indigenous artists. We examine a wide selection of contemporary Indigenous art including painting, sculpture, installation, film/video, performance, and hip hop since 1960. The course includes group discussions and activities that examine the social, philosophical, and cultural statements and practices. Emphasis will be placed on Turtle Island Indigenous artists and their provocative expressions as they grapple with, and challenge issues of racism, cultural appropriation, gender, sexuality, representation, and the colonial encounter. 

L’art contemporain indigène : résistance & la rencontre décoloniale

Ce cours est une brève introduction à la production artistique visuelle dynamique d’artistes indigènes contemporains. Nous examinerons un large éventail d’œuvres d’art indigène de grande actualité, incluant peinture, sculpture, installation, film/vidéo, performance et hip hop depuis 1960. Le cours prévoit des discussions en groupe et des activités permettant d’analyser manifestations et pratiques sociales, philosophiques et culturelles. L’accent sera mis sur les artistes indigènes de Turtle Island et leurs explorations artistiques souvent provocatrices, qui répondent, et jettent un défi, aux questions de racisme, d’appropriation culturelle, de genre, de sexualité, de représentation et de la rencontre coloniale.

Film and Visual Culture: Journeys through Canadian Mediascapes

Astrid Fellner 

Astrid Fellner is Chair of North American Literary and Cultural Studies at Saarland University in Saarbrücken, Germany. She is Co-Speaker in the International Research Training Program “Diversity: Mediating Difference in Transcultural Space” that Saarland University and University of Trier are conducting with the Université de Montréal (co-funded by the German Research Foundation DFG and the Canadian SSHRC). She is Project Leader for Saarland University of the EU-funded INTERREG-Project V A “University of the Greater Region Center for Border Studies“ and coordinator of a trilingual Border Glossary project.
She has taught Canadian literature, Popular Culture, Gender and Queer Theory for many years and she has published extensively in these fields. She is the author of Articulating Selves: Contemporary Chicana Self-Representation (Braumüller 2002) and Bodily Sensations: The Female Body in Late-Eighteenth-Century American Culture (WVT forthcoming) and the co-editor of Gender Überall!? Beiträge zur interdisziplinären Geschlechterforschung (Röhrig 2014) and Rethinking Gender in Popular Culture in the 21st Century: Marlboro Men and California Gurls (Cambridge Scholars, 2017). 

Astrid Fellner est co-directrice du programme international de formation à la recherche « Diversity : Mediating Difference in Transcultural Space » que l’Université de la Sarre et l’Université de Trèves mènent avec l’Université de Montréal (cofinancé par la Fondation allemande de recherche DFG et le CRSH canadien). Elle est également responsable, pour l’Université de la Sarre, du projet « Centre d’études frontalières de l’Université de la Grande Région » (INTERREG V-A financé par l’UE) et coordinatrice d’un projet de glossaire frontalier trilingue.
Elle enseigne la littérature canadienne, la culture populaire, le genre et la théorie queer depuis de nombreuses années et a publié de nombreux ouvrages dans ces domaines. Elle est l’auteur de Articulating Selves : Contemporary Chicana Self-Representation (Braumüller, 2002) et Bodily Sensations : The Female Body in Late-Eighteenth-Century American Culture (WVT, à paraître) et co-éditrice de Gender Überall!? Beiträge zur interdisziplinären Geschlechterforschung (Röhrig, 2014) et Rethinking Gender in Popular Culture in the 21st Century : Marlboro Men and California Gurls (Cambridge Scholars, 2017). 

Master Class / Classe de maître
Hollywood North, Canadianness, and the Diversity of Canadian Film

This master class aims at facilitating an understanding of Canadian film history and the development of a specifically “Canadian” cinema. Focusing on main topics, themes, and characteristics, we will also carve out possible future directions. We will look at a range of Canadian film productions from the beginnings through the National Film Board years up to contemporary auteur directors. Examining the markers of Canadianness in the films that we study, as well as paying attention to the depictions of regional, racial/ethnic, gender, and sexual differences, we will also make some comparisons with the dominant industry of Hollywood. 

Le nord hollywoodien, la canadianité et la diversité du cinéma canadien

Cette classe de maître vise à faciliter la compréhension de l’histoire du cinéma canadien et de l’évolution d’un cinéma spécifiquement « canadien ». En nous focalisant sur ses principaux sujets, thèmes et caractéristiques, nous dégagerons également des orientations possibles pour l’avenir. Nous examinerons un éventail de productions cinématographiques canadiennes, depuis les débuts jusqu’aux années de l’Office national du film en passant par les réalisateurs de films d’auteur contemporains. En examinant les marqueurs de la canadianité dans les films étudiés et en prêtant attention à la représentation des différences régionales, raciales/ethniques, sexuelles et de genre, nous ferons également quelques comparaisons avec l’industrie dominante de Hollywood. 

Readings/Lectures
Heide, Markus / Kotte, Claudia: Kanadischer Film. Geschichte, Themen, Tendenzen. Tübingen: UVK, 2006.

Case Study / Étude de cas
Borders, Dispossession, and Sovereignty: Films of the 49th Parallel

This workshop will build on the master class’ analysis of the Canadianness of film by taking as a case study films which deal with the Canada/US border. Zooming in on Alanis Obomsawin’s Kanehsatake: 270 Years of Resistance (1993), Courtney Hunt’s Frozen River (2008) and Daniel Sekulich’s BorderLine (2012), we will look at depictions of the Canada/US border as a marker of identity and as a dividing line. In particular, we will also look into Indigenous struggles for sovereignty. The Mohawk community of Akwesasne perceive themselves as a community belonging to the Mohawk nation of the Iroquois (Haudenosaunee) Confederacy, a sovereign nation that is neither Canadian nor US-American. While BorderLine highlights the significance of the border in a post-9/11 world, Alanis Obomsawin’s docu-mentary chronicles the Oka Crisis in Quebec. Frozen River, in turn, dramatizes the Canada/US border within the context of two women caught up in human trafficking across the frozen Saint Lawrence River. The aim of this workshop is to re-calibrate mainstream films’ fascination with the US/Mexico border by drawing the attention to the growing importance of the Canada/US border, the legacy of settler colonialism, questions of biopolitics, dispossession, and Indigenous fights for cultural survival.

Frontières, dépossession et souveraineté : les films du 49parallèle

Cet atelier s’appuiera sur les caractéristiques de la canadianité du cinéma canadien élaborées dans la classe de maître et analysera des films qui traitent de la frontière entre le Canada et les États-Unis. En faisant un zoom sur Kanehsatake : 270 Years of Resistance (1993) d’Alanis Obomsawin, Frozen River (2008) de Courtney Hunt et BorderLine (2012) de Daniel Sekulich, nous examinerons les représentations de la frontière canado-américaine comme marqueur d’identité et comme ligne de démarcation. Dans ce contexte, nous nous pencherons plus particulièrement sur les luttes autochtones pour la souveraineté. La communauté mohawk d’Akwesasne se perçoit comme une communauté appartenant à la nation mohawk de la Confédération iroquoise (Haudenosaunee), une nation souveraine qui n’est ni canadienne ni américaine. Alors que BorderLine souligne la signification de la frontière dans un monde post-11 septembre, le documentaire d’Alanis Obomsawin fait la chronique de la crise d’Oka au Québec. Frozen River, à son tour, dramatise la frontière canado-américaine dans le contexte de l’histoire de deux femmes prises dans le trafic de personnes par le fleuve Saint-Laurent gelé. L’objectif de cet atelier sera de cerner la fascination des films grand public pour la frontière entre les États-Unis et le Mexique en attirant l’attention sur l’importance croissante de la frontière canado-américaine, l’héritage du colonialisme des colons, les questions de biopolitique, la dépossession et les luttes autochtones pour la survie culturelle.

Readings/Lectures
Fellner, Astrid M.: “‘Hanging on’: Mohawk Sovereignty and the Art of Failure”. In: Motyl, Katharina / Schober, Regina (eds): The Failed Individual: Amid Exclusion, Resistance, and the Pleasure of Non-Conformity. Frankfurt: Campus Verlag, 2017, 182-197.

Film and Visual Culture: Journeys through Canadian Mediascapes

Jörg Türschmann

Jörg Türschmann is professor for French and Spanish Literature and Media at the Department of Romance Studies, University of Vienna. His research interests are transnational relations between literature and cinema in Argentina, Spain, France, the Caribbean and Canada, moreover their relations with German-speaking countries. Furthermore, he is interested in television series, popular culture and film music. He has worked as film distributor and as organizer and jury member for film festivals in Germany, France and Switzerland.
He obtained a PhD about French Film Theory and wrote his habilitation thesis about 19th century serial novels in Spain, France and Italy. He has published books on transnationality in cinema and television: Miradas glocales: Cine español en el cambio de milenio (2007), TV global (2011), Transnational Cinema in Europe (2013). His most recent publications are Estéticas globales hispánicas (L’Atalante 26, 2018) and La literatura argentina y el cine (2019) (s. also further publications).
He has organized international research projects, which were dedicated to transnationality in film and television productions, in cooperation with the University Carlos III in Madrid and the University of Buenos Aires. He is co-director of the Center for Canadian Studies at the University of Vienna and a member of the commission “The North Atlantic Triangle” of the Austrian Academy of Sciences. 

Jörg Türschmann est professeur de littérature et de médias (français et espagnol) au Département d’Études Romanes de l’Université de Vienne. Ses recherches portent sur les relations transnationales entre la littérature et le cinéma en Argentine, en Espagne, en France, dans les Caraïbes et au Canada, ainsi que sur leurs relations avec les pays germanophones. Il a travaillé comme distributeur de films, organisateur et membre du jury de festivals de films en Allemagne, en France et en Suisse.
Sa thèse de doctorat est consacrée à la théorie du cinéma en France, sa thèse d’habilitation au roman-feuilleton du 19e siècle en France, en Espagne et en Italie. Il a publié des livres sur la transnationalité dans le cinéma et la télévision: Miradas glocales: Ciné espagnol au cambio de milenio (2007), TV global (2011) et Transnational Cinema in Europe (2013). Ses publications les plus récentes sont Estéticas globales hispánicas (L’Atalante 26, 2018) et La literatura argentina y el cine (2019) (v. liste des publications).
Il a organisé des projets de recherche internationaux consacrés à la production transnationale de films et de télévision, en collaboration avec l’Université Carlos III à Madrid et l’Université de Buenos Aires. Il est codirecteur du Centre d’Études Canadiennes de l’Université de Vienne et membre de la commission « The North Atlantic Triangle » à l’Académie autrichienne des Sciences.

Master Class / Classe de maître
The Auteurist Tradition and Mainstream Creativity: the Contradictory Character of French-Canadian Cinema

French-Canadian cinema involves all the major currents that usually characterize national cinematography: films for the general public and films for the cinephiles of film festivals. Between these two poles exists a socially committed cinema that does not forget that its viewers want to be entertained. This third cinema is by no means a stable phenomenon because its directors are either moving towards commercial cinema or turning to art film. Against this background, the lecture will explain the different characteristics of some films by Gilles Groulx, Manon Briand, Denys Arcand, Léa Pool, Philippe Falardeau, Denis Villeneuve and Xavier Dolan.

La tradition des auteurs et les superproductions originales : le caractère contradictoire du ciné

Le cinéma canadien-français comprend tous les grands courants qui caractérisent habituellement la cinématographie nationale : les films grand public et les films cinéphiles des festivals de cinéma. Entre ces deux pôles, il y a un cinéma engagé qui n’oublie pas que ses spectateurs veulent se divertir. Ce troisième cinéma n'est en aucun cas un phénomène stable car ses réalisateurs s’orientent soit vers le cinéma commercial, soit vers le cinéma d’art. Dans ce contexte, la présentation sera consacrée aux différentes caractéristiques de certains films de Gilles Groulx, Manon Briand, Denys Arcand, Léa Pool, Philippe Falardeau, Denis Villeneuve et Xavier Dolan.

 

Case Study / Étude de cas 
Quebec – Italy – Austria – England – China – Quebec: Five Reasons why Music Is a Universal Language in Quebecois Cinema

The case study is dedicated to a single film: The Red Violin (François Girard, CAN/I/GB 1999). The film is an example of the internationalization of Quebec culture, because its action extends over several centuries and is set on several continents. The showdown occurs in Montreal. The story is about a famous violin that has changed hands many times over a long period of time. Samuel L. Jackson plays the decisive role because he embodies a character who explains the relationship to the US and the dependence of art on money, but also the influence of an artful staging on financial capital. The film can be read as an allegory that symbolizes not only the doubtful authenticity of cinematic images and sounds, but also of Montreal as a meeting point for the international art trade. Montreal is the place that holds all the episodes of the plot together. Therefore, the entire film should be examined based on this framework.

Québec – Italie – Autriche – Angleterre – Chine – Québec : cinq raisons pour lesquelles la musique est un langage universel au cinéma québécois

 L’étude de cas est consacrée à un seul film : Le Violon Rouge (François Girard, CAN/I/GB 1999). Il est un exemple de l’internationalisation de la culture québécoise, car son intrigue s’étend sur plusieurs siècles et se déroule sur plusieurs continents. La scène finale est située à Montréal. L’histoire est celle d’un violon célèbre qui a changé de propriétaire maintes fois au cours d’une longue période. Samuel L. Jackson joue le rôle décisif car il incarne un personnage qui représente le rapport aux États-Unis et l’interdépendance entre l’art et l’argent, mais aussi l’influence d’une mise en scène astucieuse sur le capital financier. Le film peut être interprété comme une allégorie qui ne symbolise pas seulement l’authenticité douteuse des images et sons cinématographiques, mais aussi celle de Montréal qui est un lieu de rencontre du commerce international de l’art. La ville québécoise enchâsse tous les épisodes de l’intrigue. Par conséquent, l’ensemble du film doit être examiné sur la base de cet encadrement.

Canadian Literatures: Deconstructing National Myths

Kirsten Sandrock

Kirsten Sandrock teaches at the department of English Literature and Cultural Studies at the University of Goettingen. She previously taught at the Universities of Leipzig, Vienna, and Wuppertal. She studied at the universities of Marburg (Germany), Newcastle (UK), and New Brunswick (Canada). Her research focuses primarily on early modern literature and culture and on contemporary Anglophone literature and culture, with special interests in Shakespeare, early modernity, travel writing, colonialism and postcolonialism, Scottish studies, Canada studies, border studies, and gender studies. She is the author of Scottish Colonial Literature: Writing the Atlantic, 1603-1707 (Edinburgh University Press, 2021) and of Gender and Region: Maritime Fiction in English by Canadian Women, 1976-2005 (Wißner, 2009) as well as of numerous articles on Canadian, Anglophone, and postcolonial literature. 

Kirsten Sandrock enseigne au département de littérature anglaise et d'études culturelles de l'université de Göttingen. Elle a auparavant enseigné aux universités de Leipzig, Vienne et Wuppertal. Elle a étudié aux universités de Marburg (Allemagne), Newcastle (Royaume-Uni) et Nouveau-Brunswick (Canada). Ses recherches portent principalement sur la littérature et la culture modernes et sur la littérature et la culture anglophones contemporaines, avec des intérêts particuliers pour Shakespeare, la modernité précoce, les récits de voyage, le colonialisme et le postcolonialisme, les études écossaises, les études canadiennes, les études sur les frontières et les études de genre. Elle est l'auteur de Scottish Colonial Literature: Writing the Atlantic, 1603-1707 (Edinburgh University Press, 2021) et de Gender and Region: Maritime Fiction in English by Canadian Women, 1976-2005 (Wißner, 2009) ainsi que de nombreuses articles sur la littérature canadienne, anglophone et postcoloniale.

Master Class / Classe de maître
Decolonizing Myths in Anglophone Canadian Writing

This master class examines the deconstruction and decolonization of national myths in Anglophone Canadian literatures over the past decades. It begins with a brief overview of some dominant themes that constituted Anglophone Canadian writing prior to the 1960s, including regionalism, nationalism, settler colonialism, nature, and the frontier. Afterwards, it examines key literary movements and authors that have helped to deconstruct myths of singularity and to decolonize the literary landscapes of Canada in the late twentieth and early twenty-first centuries. Particular emphasis will be put on indigenous writing in English, feminist and queer literatures, transcultural writing, (post-)postmodern literature as well as dystopian literatures and ecocritical writing. The master class will contextualize these movements and a selection of literary examples in the larger theoretical frameworks of decoloniality, intersectionality, and transculturality. It shows how the past decades have brought forth a multitude of voices that emphasise the diversity of experiences in Canadian literature and culture, but also how certain struggles are ongoing. 

Ce cours examine la déconstruction et la décolonisation des mythes nationaux dans les littératures canadiennes anglophones au cours des dernières décennies. Il commence par un bref aperçu de certains thèmes dominants qui constituaient l'écriture canadienne anglophone avant les années 1960, notamment le régionalisme, le nationalisme, le colonialisme de peuplement, la nature et la frontière. Ensuite, nous examinons les principaux mouvements littéraires et auteurs qui ont contribué à déconstruire les mythes de la singularité et à décoloniser les paysages littéraires du Canada à la fin du XXe et au début du XXIe siècle. Un accent particulier sera mis sur l'écriture autochtone en anglais, les littératures féministes et queer, l'écriture transculturelle, la littérature (post-)postmoderne ainsi que les littératures dystopiques et l'écriture écocritique. Ce cours contextualisera ces mouvements et une sélection d'exemples littéraires dans les cadres théoriques plus larges de la décolonialité, de l'intersectionnalité et de la transculturalité. Il montre comment les dernières décennies ont fait entendre une multitude de voix qui mettent l'accent sur la diversité des expériences de la littérature et de la culture canadiennes, mais aussi comment certaines luttes se poursuivent.

Case Study / Étude de cas
Intersectional Voices in Contemporary Anglophone Writing: Dionne Brand's What We All Long For (2005) and Cherie Dimaline's The Marrow Thieves (2017)

This workshop explores two examples of Anglophone writing in the light of intersectional theories. Dionne Brand's novel What We All Long For (2005) offers insights into cosmopolitan life in twenty-first century Toronto. The stories of the main characters make the intersections of gender, sexuality, race, class, and ethnicity powerfully visible. In Cherie Dimaline's The Marrow Thieves (2017), the voices of North America's indigenous populations take centre stage. Their stories open up intersectional perspectives on settler colonialism, climate change, indigeneity, gender, and nature. Together, the books illustrate how conceptions of Canadian identity and Canadian history are currently being decolonized in literature, but also how many more stories need to be told, locally and globally, to further disentangle power relationships. 

Cet atelier explore deux exemples d'écriture anglophone à la lumière des théories décoloniales et intersectionnelles. Le roman de Dionne Brand What We All Long For (2005) offre un aperçu de la vie cosmopolite à Toronto au XXIe siècle. Les histoires des personnages principaux rendent les intersections du genre, de la sexualité, de la race, de la classe et de l'ethnicité puissamment visibles. Dans The Marrow Thieves (2017) de Cherie Dimaline, les voix des populations autochtones d'Amérique du Nord sont à l'honneur. Leurs histories s'ouvrent des perspectives intersectionnelles sur le colonialisme de peuplement, le changement climatique, l'indigénéité, le genre et la nature. Ensemble, les livres illustrent comment les conceptions de l'identité canadienne et de l'histoire canadienne sont actuellement décolonisées dans la littérature, mais aussi combien d'autres histoires doivent être racontées, localement et mondialement, pour démêler davantage les relations de pouvoir.

Canadian Literatures: Deconstructing National Myths

Marie Carrière

Marie Carrière is a professor of English at the University of Alberta, where she teaches Canadian and Québec literatures. Past director of the Canadian Literature Centre/Centre de littérature canadienne (CLC), she currently serves as Associate Dean (Research) for the Faculty of Arts. She has authored several books and articles on feminist theory and settler and Indigenous women’s writing in Canada and Quebec, including Cautiously Hopeful: Metafeminist Practices in Canada (McGill-Queen’s University Press, 2020), Writing in the Feminine in French and English Canada: A Question of Ethics (University of Toronto Press, 2002) as well as Médée protéiforme (University of Ottawa Press, 2012); an edited book of essays with Ursula Mathis-Moser and Kit Dobson, All the Feels: Literature and Affect in Canada, was published with University of Alberta Press in January 2021, and Writing Beyond the End Times? The Literatures of Canada and Quebec (Innsbruck University Press, 2017) received its North-American release with University of Alberta Press in 2019. Carrière’s current research turns to feminist and literary ecologies in Canadian, Indigenous, and Québécois contemporary writing.

Marie Carrière est professeure d’anglais à l’Université de l’Alberta, où elle enseigne la littérature canadienne et québécoise. Ancienne directrice du Centre de littérature canadienne/Canadian Literature Centre (CLC), elle est présentement doyenne à la recherche pour la Faculté des arts. Elle a fait paraître plusieurs livres et articles sur la théorie féministe et l’écriture des femmes allochtones et autochtones au Canada et au Québec, y compris Cautiously Hopeful: Metafeminist Practices in Canada (McGill-Queen’s University Press, 2020), Writing in the Feminine in French and English Canada: A Question of Ethics (University of Toronto Press, 2002) ainsi que Médée protéiforme (Presses de l’Université d’Ottawa, 2012) ; un recueil d’essai dirigé avec Ursula Mathis-Moser et Kit Dobson, Tous les sens: Littérature et affect au Canada, est paru aux Presses de l’Université de l’Alberta en 2021, et l’édition nord-américaine de Écrire au-delà de la fin des temps ? Les littératures au Canada et au Québec (Presses universitaires d’Innsbruck, 2017) est parue aux Presses de l’Université de l’Alberta en 2019. Les recherches courantes de Carrière portent sur les écologies féministes et littéraires dans les écrits autochtones, canadiens et québécois contemporains.

Master Class / Classe de maître
Nation, Identity and Beyond: Five Decades of Francophone Literatures 

This master class will consider literary tendencies and movements of the past five decades (since the 1970s) that have broken with the culturally homogeneous, masculinist and normative identity and nationalist myths that initially established the Francophone literatures of Quebec and Canada as reading institutions and critical practices. The focus will fall on five major literary turns that attest to this break within Québécois, Franco-Ontarian, and Acadian writing: 1) feminist and queer literature; 2) postmodern aesthetics; 3) migrant writing; 4) intimate poetics; 5) Indigenous resurgence. The poetic and fictional work of writers epitomizing each of these five axes will be examined in turn, namely feminist experimental poetics that ushered Quebec literature toward its postmodernity; postmodern aesthetics that have put into question assumptions about “minor” literatures in Acadia; renditions of migrant and postcolonial experience in Quebec; the poetry en mode mineur of intimacy, thought and emotion in French Ontario; and Indigenous writing in which land and body, politics and love, intermesh. These writings know no boundaries, whether cultural or aesthetic or in terms of their social and political import.

Nation, identité et au-delà : Cinq décennies de littératures francophones

Ce cours abordera les tendances et mouvements littéraires des dernières cinq décennies (depuis les années 1970) séparés des mythes identitaires et nationalistes de nature homogène, masculiniste et normative qui ont initialement constitué les littératures francophones au Québec et au Canada en tant qu’institutions littéraires et critiques. L’attention portera sur cinq tournants littéraires majeurs témoignant de cette séparation dans l’écriture québécoise, franco-ontarienne et acadienne : 1) la littérature féministe et queer ; 2) l’esthétique postmoderne ; 3) l’écriture migrante ; 4) l’intimisme en poésie ; 5) la résurgence autochtone. L’œuvre poétique et fictive d’auteurs et d’autrices illustrant ces cinq axes sera considérée, notamment le féminisme expérimental ayant conduit la littérature québécoise vers sa postmodernité ; l’esthétique postmoderne qui aura mis en question les suppositions quant aux littératures « mineures » en Acadie ; la représentation de l’expérience migrante et postcoloniale au Québec; la poésie en mode mineur de l’intimité, la pensée et l’émotion en Ontario français; et la poésie autochtone où la terre et le corps, la politique et l’amour, s’entrelacent. Ces écritures se veulent sans frontières, que celles-ci soient culturelles ou esthétiques ou encore en matière de leur portée sociale et politique.

Case Study / Étude de cas
Indigenous Women’s Voices in Québec  

This workshop will examine the literary work of Indigenous women writers such as Naomi Fontaine, Joséphine Bacon and Natasha Kanapé-Fontaine, with special focus on concepts and practices of place thought, presencism, futurity and decolonial love.

Voix de femmes autochtones au Québec

Cet atelier examinera les œuvres littéraires de femmes autochtones telles que Naomi Fontaine, Joséphine Bacon et Natasha Kanapé-Fontaine, avec une attention particulière aux concepts d’espace pensé, de présencisme, de futur et d’amour décolonial.